François Xavier Hiroaki Nakano

De la conférence épiscopale du Japon

Par Antoine de Monjour

4 septembre 2018

Après plus de 5 ans d’attente nous avons bon espoir de voir la confé­rence épiscopale du Japon de nou­veau au com­plet cette année 2018 avec ses 16 évêques pour ses 16 dio­cè­ses.

Depuis Mgr Forcade, pre­mier évêque nommé pour tout le Japon en 1846, jusqu’à Mgr Nakano, der­nier évêque nommé pour un dio­cèse du Japon en 2018, 172 ans se sont écoulés au cours des­quels la confé­rence épiscopale Nippone a beau­coup évolué : le choix des évêques et le décou­page des dio­cè­ses y ont joué une part impor­tante.


Les dernières nominations

Cela a com­mencé fin 2017 avec le dio­cèse de Naha (îles d’Okinawa) avec la nomi­na­tion comme évêque du Père Capucin Wayne Berndt, 64 ans, amé­ri­cain, qui suc­cède à Mgr Bérard Toshio Oshikawa, un japo­nais Franciscain Conventuel arrivé à la limite d’âge.

Wayne Berndt

Un événement car c’est la pre­mière fois depuis 1942 qu’un étranger est nommé évêque dans un dio­cèse du Japon. Certes, la situa­tion des îles d’Okinawa est par­ti­cu­lière car entre 1947 et 1972 ces îles appe­lées « Iles Ryukyu » (ou Riou-Kiou) avait été « annexées » par les Etats-Unis suite à la défaite du Japon dans la guerre du Pacifique en 1945. L’admi­nis­tra­tion de l’Eglise dans ces îles fut alors déta­chée tem­po­rai­re­ment du Japon de la Préfecture Apostolique de Kagoshima. Elles furent pla­cées d’abord sous la tutelle du Vicariat Apostolique de l’île amé­ri­caine de Guam avant qu’un amé­ri­cain capu­cin, Mgr Félix Ley, y soit nommé « admi­nis­tra­teur apos­to­li­que des Îles Ryukyu » en 1949 et ce jusqu’en 1972. À cette date les Îles Ryukyu revin­rent au Japon sous le nom du « dépar­te­ment d’Okinawa ». Un japo­nais fut alors nommé évêque du nou­veau dio­cèse de Naha (ville pré­fec­ture) créé à cette occa­sion.


Tarcisius Isao Kikuchi

Nous avons eu ensuite, tou­jours fin 2017, la nomi­na­tion de Mgr Tarcisius Isao Kikuchi, 60 ans, évêque depuis 2004 du dio­cèse de Niigata (au nord ouest), comme nouvel Archevêque de Tokyo en rem­pla­ce­ment de Mgr Peter Takéo Okada qui avait passé les 75 ans et diri­geait l’archi­dio­cèse depuis l’an 2000. Mgr Kikuchi est un reli­gieux de la congré­ga­tion du Verbe Divin, ori­gi­naire de Iwate, dépar­te­ment tout au nord de l’île prin­ci­pale du Honshu. Il a eu une expé­rience mis­sion­naire en Afrique pen­dant 8 ans au Ghana.


Thomas Aquino Man Yo Maeda

Le 21 mai 2018 der­nier nous avons appris avec joie le choix de Mgr Thomas Aquino Man’Yo Maéda, 69 ans, arche­vê­que d’Osaka, comme Cardinal. Mgr Maeda est Sulpicien, ori­gi­naire des Îles Goto au large de Nagasaki, issu des « Chrétiens cachés » durant la longue période des per­sé­cu­tions entre 1613 et 1865. Les der­niers car­di­naux japo­nais furent l’ancien arche­vê­que de Tokyo, Mgr Shirayanagi qui s’était retiré en l’an 2000 et est décédé en 2009 et Mgr Hamao, ancien évêque de Yokohama, appelé à Rome au Conseil Pontifical de la Pastorale des migrants et des per­son­nes en dépla­ce­ment, décédé bru­ta­le­ment en 2007. Mgr Maeda est le 6e car­di­nal de l’Eglise au Japon.

Début juin, nous avons eu la nomi­na­tion coup sur coup du nouvel évêque du dio­cèse de Saïtama situé au nord de Tokyo, après une attente de cinq ans, et de deux évêques auxi­liai­res pour l’Archidiocèse d’Osaka :


Mario Michiaki Yamanouchi

Pour le dio­cèse de Saïtama c’est le Père Mario Michiaki Yamanouchi, 63 ans, un Salésien, qui a été choisi. Un par­cours ori­gi­nal : né au Japon dans le nord-est de l’île du Kyushu à Oita en 1955, sa famille a émigré en Argentine alors qu’il avait 8 ans. C’est donc en Argentine qu’il a reçu, en espa­gnol, toute sa for­ma­tion, qu’il est entré chez les Salésiens, qu’il a été ordonné prêtre avant d’être envoyé au Japon en 1997. Il a passé plus d’années en Argentine qu’au Japon. Cela semble une nomi­na­tion bien ciblée pour ce dio­cèse de 14 mil­lions d’habi­tants dont 25 000 catho­li­ques japo­nais et entre 110 et 120 000 catho­li­ques ori­gi­nai­res prin­ci­pa­le­ment d’Amérique Latine (Pérou, Brésil…) et il s’agit sou­vent de des­cen­dants de Japonais qui ont migré dans les années 1930 et à partir de 1945), et des Philippines.


Comme évêques auxi­liai­res d’Osaka ont été nommés le Père Joseph Maria Abella Battle, 69 ans, espa­gnol, de la congré­ga­tion des Clarétiens, et le Père Paul Toshihiro Sakaï, 58 ans, Japonais ori­gi­naire du dépar­te­ment du Hyogo (dio­cèse d’Osaka), de la Prélature de l’Opus Dei.


François Xavier Hiroaki Nakano

Enfin, le 7 juillet der­nier, nous avons eu la nomi­na­tion du Père François-Xavier Hiroaki Nakano, 67 ans, prêtre du dio­cèse de Kagoshima, supé­rieur du grand sémi­naire de Tokyo, comme évêque de Kagoshima, en rem­pla­ce­ment de Mgr Paul Kenjiro Koriyama, démis­sion­naire.

Reste encore à pour­voir le siège du dio­cèse de Niigata dont Mgr Kikuchi est l’admi­nis­tra­teur. Cela ne devrait pas tarder.

La confé­rence épiscopale du Japon a ainsi quinze évêques en titre, deux auxi­liai­res et… 11 évêques émérites. Parmi ces der­niers, trois ont démis­sionné à l’âge de 61 et 62 ans, dont deux évêques auxi­liai­res de Tokyo en 2000 et 2018 et l’évêque de Saitama en 2013, une par­ti­cu­la­rité japo­naise !


A propos du choix des évêques

Mgr Forcade

Entre 1846 où Mgr Forcade, MEP, fut choisi comme le pre­mier vicaire apos­to­li­que pour le Japon et 1912, tous les vicai­res apos­to­li­ques/évêques furent MEP et donc fran­çais.

Comme l’expli­que bien l’arti­cle du P. Bruno Lepeu dans la revue Mep consa­crée à la Chine (Revue Mep N°540 de juillet-août 2018 pp. 27-30), le P. Forcade qui fut quel­ques années dans les Îles Ryu-Kyu, une fois devenu vicaire apos­to­li­que pour le Japon à Hong-Kong où il reçu l’ordi­na­tion en 1847, ne put se rendre dans son vica­riat et devint du coup le pre­mier évêque catho­li­que en charge de la colo­nie bri­tan­ni­que à partir de 1848. Il est cepen­dant vénéré à Okinawa comme le « pre­mier évêque pour le Japon » et son por­trait trône dans la salle à manger de l’évêché de Naha. Un pèle­ri­nage a même été orga­nisé à Hong-Kong sur son lieu d’ordi­na­tion par ce dio­cèse il y a quel­ques années.


Bernard Petitjean

Le pre­mier évêque en titre ayant pu exercé son minis­tère au Japon fut Mgr Bernard Petitjean, le pre­mier mis­sion­naire à avoir ren­contré en 1865 les chré­tiens cachés, vicaire apos­to­li­que pour tout le Japon entre 1866 et 1876, puis du Japon Méridional qui s’étendait des Îles Ryu-Kyu jusqu’à Kyoto entre 1876 et sa mort en 1884.


Mgr Osouf

L’autre figure mar­quante de cette « époque Mep » fut Mgr Osouf qui exerça son minis­tère apos­to­li­que pen­dant 30 ans entre 1876 et 1906, d’abord comme vicaire apos­to­li­que du Japon Septentrional (de Nagoya jusqu’au Hokkaido) entre 1876 et 1891 puis comme pre­mier arche­vê­que de Tokyo entre 1891 et 1906. L’une des par­ti­cu­la­ri­tés de Mgr Osouf est qu’il… ne par­lait pas le japo­nais ! En effet, élu comme Vicaire Apostolique par les mis­sion­nai­res Mep du Japon, il y fut envoyé par Rome à l’âge de 48 ans avec la recom­man­da­tion sui­vante face à ses réti­cen­ces de partir pour un pays qu’il ne connais­sait pas et dont il ne pour­rait guère étudier la langue vu son âge : « Occupez-vous de votre charge et tenez vos confrè­res, et lais­sez leur la charge de la mis­sion » ! Il est vrai qu’à cette époque tous les mis­sion­nai­res pré­sents au Japon étaient fran­çais et Mep, et que toutes les céré­mo­nies reli­gieu­ses impor­tan­tes étaient célé­brées en latin. La très abon­dante cor­res­pon­dance qui nous reste de Mgr Osouf montre qu’il a consa­cré toutes ses forces aux confrè­res, à deman­der de nou­veaux mis­sion­nai­res à la rue du Bac et à cher­cher de l’argent pour le fonc­tion­ne­ment de la mis­sion… mais que ses limi­tes dans la langue japo­naise lui ont tou­jours pesé, devant, à chaque ren­contre, passer par le tru­che­ment d’un inter­prète.

A partir de 1904 des reli­gieux de diver­ses natio­na­li­tés furent nommés Préfet, Vicaire Apostolique/Evêque à fur et à mesure de la créa­tion des dio­cè­ses.


Père Hayasaka

En 1927, le Père Hayasaka devient le pre­mier évêque japo­nais, à Nagasaki. En 1942, tous les évêques sont japo­nais, les évêques étrangers ayant été for­te­ment encou­ra­gés par le Nonce Apostolique au Japon, Mgr Marella, à donner leur démis­sion face à la pres­sion du gou­ver­ne­ment mili­taire hos­tile à une hié­rar­chie non « natio­nale ».

En dehors de l’excep­tion des Îles d’Okinawa, la confé­rence épiscopale est restée 75 ans (1942-2017) exclu­si­ve­ment com­po­sée de Japonais, la plu­part ayant eu un temps de for­ma­tion à Rome.

Avec la der­nière cuvée épiscopale 2017-2018 le choix des évêques pour l’Eglise qui est au Japon semble s’orien­ter vers des prê­tres ayant eu une forte expé­rience « étrangère », soit qu’ils sont étrangers, soit qu’ils ont vécu dura­ble­ment à l’étranger. Cela devrait peut-être faci­li­ter l’inser­tion de la confé­rence épiscopale dans les struc­tu­res inter­na­tio­na­les de l’Église comme la FABC (réu­nion des confé­ren­ces épiscopales d’Asie) et donner, pour­quoi pas, un nou­veau dyna­misme pas­to­ral aux com­mu­nau­tés chré­tien­nes.

Au fait…

Dans la revue Mep de novem­bre 2017 sur le Japon, un arti­cle sur la for­ma­tion des prê­tres dio­cé­sains (pp 42-50) se ter­mi­nait par la ques­tion sui­vante : « Quel avenir pour le sémi­naire catho­li­que du Japon ? » . Elle était restée en sus­pend. La confé­rence épiscopale nip­pone a fini par pren­dre une déci­sion en mars 2018. Celle du retour à la for­mule d’avant 2009, c’est-à-dire deux sémi­nai­res régio­naux pour la for­ma­tion des prê­tres, l’un situé à Fukuoka dans le lieu de for­ma­tion des Sulpiciens et l’autre à Tokyo qui réu­nira tant les sémi­na­ris­tes dio­cé­sains que les sémi­na­ris­tes reli­gieux. Cette déci­sion pren­dra effet à partir de la ren­trée uni­ver­si­taire d’avril 2019.
Nous pou­vons regret­ter cette nou­velle sépa­ra­tion au moment où l’Eglise qui est au Japon a peu de voca­tions et des finan­ces en dif­fi­culté. Il faudra en outre recons­ti­tuer deux équipes d’accom­pa­gne­ment des sémi­na­ris­tes et réor­ga­ni­ser la for­ma­tion : il n’y a pas actuel­le­ment les moyens d’avoir deux équipes de pro­fes­seurs pou­vant assu­rer l’ensem­ble du cursus. Restera aussi la ques­tion de l’année pro­pé­deu­ti­que deman­dée par Rome.

A propos du nombre des diocèses au Japon

16 dio­cè­ses pour le Japon, n’est-ce pas trop ? Telle est la ques­tion sou­vent posée. (Population du Japon : 126 mil­lions d’habi­tants, Catholiques japo­nais : 450 000, non japo­nais : 500 000 ?) Les pre­miers « décou­pa­ges » du Japon en vica­riats apos­to­li­ques puis en dio­cè­ses le furent pour des rai­sons pure­ment géo­gra­phi­ques et logis­ti­ques : un archi­pel de 3000 km de long, à une époque ou les moyens de trans­port étaient limi­tés et oné­reux, avec des mis­sion­nai­res dis­per­sés mais qu’on ne vou­lait pas lais­ser isolés, deman­dait plu­sieurs cen­tres d’où pou­vait rayon­ner l’action mis­sion­naire. Mgr Petitjean obtint ainsi assez rapi­de­ment le par­tage en deux du vica­riat du Japon en 1876. Mgr Osouf favo­risa le même mou­ve­ment, compte tenu de l’évolution du nombre des catho­li­ques et des besoins de la mis­sion, pour le centre du Japon avec Osaka en 1888 et le nord avec Hakodaté (Hokkaïdo) en 1891. Il y voyait aussi un autre avan­tage : les deman­des d’allo­ca­tions et aides à la mis­sion qui se fai­saient à l’époque prin­ci­pa­le­ment à Rome auprès de la « Propagande » (aujourd’hui congré­ga­tion pour l’Evangélisation des Peuples) et de l’œuvre de la Sainte Enfance, et bien sûr des ME rue du Bac, étaient obte­nues par « Vicariat ou dio­cèse » et non par pays…

A partir de 1904, avec la Préfecture du Shikoku confiée aux OP (Dominicains), le Vicariat de Niigata confié en 1912 aux SVD (Verbe Divin), la Préfecture de Sapporo confiée en 1915 aux OFM (Franciscains), la Préfecture de Nagoya confiée en 1922 aux SVD, le Vicariat de Hiroshima confié en 1923 aux Jésuites, la Préfecture de Miyazaki (Oita) confiée en 1928 aux SDB (Salésiens), etc le décou­page suit une autre voie : Les MEP ne pou­vant four­nir les forces suf­fi­san­tes pour l’Evangélisation de l’ensem­ble du Japon, la « Propagande » décida de confier des « ter­ri­toi­res » à des congré­ga­tions reli­gieu­ses qui acce­ptè­rent sous condi­tion d’être « maître chez elle ».

Les Mep ne cachè­rent pas leur réti­cence à cet éclatement de la « mis­sion » au Japon. Cette évolution, qui condui­sit iné­vi­ta­ble­ment à la mul­ti­pli­ca­tion des dio­cè­ses, ne tenait plus compte de l’accrois­se­ment de l’Eglise Locale dans son ensem­ble ni des besoins pro­gres­sifs de la mis­sion, mais de la logi­que de zones à évangéliser confiées à des congré­ga­tions par­ti­cu­liè­res assez indé­pen­dan­tes les unes des autres. Seule la « japo­ni­sa­tion » à marche forcée de la confé­rence épiscopale entre 1940 et 1942 redonna une unité d’ensem­ble à l’Eglise du pays.

Après 1945, la paix était reve­nue mais tout était à recons­truire. Des espoirs de conver­sion « en masse » des japo­nais furent expri­més… Le décou­page des mis­sions resta en l’état et les 16 dio­cè­ses trou­vè­rent leur forme actuelle, le der­nier-né comme dio­cèse étant celui de Naha en 1972.

Depuis, la « conver­sion en masse » pré­dite par cer­tains n’a pas eu lieu, le nombre des prê­tres dio­cé­sains japo­nais, des reli­gieux et des reli­gieu­ses japo­nais est en dimi­nu­tion cons­tante, les voca­tions sont au plus bas (à moins qu’elles attei­gnent en réa­lité leur ‘étiage’ normal par rap­port au nombre des chré­tiens ?), les mis­sion­nai­res dis­pa­rais­sent de cer­tains dio­cè­ses… Où va l’Eglise au Japon ?

Entre 1987 et 1995 se tenait à tra­vers tout le pays la Convention Nationale sur l’Evangélisation au Japon appe­lée NICE I : Comment ouvrir l’Eglise qui est au Japon aux réa­li­tés de notre temps. Enquêtes, forums de dis­cus­sion, les Chrétiens furent aussi mobi­li­sés dans une réflexion tous azi­muts sur les moyens de re-dyna­mi­ser les com­mu­nau­tés chré­tien­nes.

NICE I aborda aussi cette ques­tion du nombre des dio­cè­ses dans son docu­ment final publié en mars 1995. Selon une enquête effec­tuée auprès des prê­tres tra­vaillant dans les dio­cè­ses, un peu plus de la moitié esti­mait que le décou­page des 16 dio­cè­ses n’était pas une bonne chose et que dans un proche avenir ils seraient confron­tés aux limi­tes de fonc­tion­ne­ment de ceux-ci. Ils étaient plus par­ta­gés sur la manière de repren­dre ce décou­page. Tout refaire ? Se borner à un regrou­pe­ment ? Transformer les trois zones apos­to­li­ques en trois dio­cè­ses (Nagasaki, Osaka, Tokyo) ? Faire de tout le japon un seul dio­cèse ?

Quelques pro­po­si­tions plus concrè­tes furent sug­gé­rées dans le même docu­ment : regrou­per les dio­cè­ses de Kyoto et de Nagoya, de Yokohama et de Tokyo.

Tout cela en est resté à l’état de vœux pieux…

Près de 25 ans après le sujet est tou­jours en cours de dis­cus­sion : par­ta­ger le dio­cèse de Niigata entre les dio­cè­ses de Saitama et de Sendai ? Faire absor­ber celui de Takamatsu (île du Shikoku) par celui d’Osaka ? Quand la ques­tion est posée à un évêque il vous répond que « oui, la ques­tion est impor­tante » et qu’il ne fau­drait pas avoir peur de se lancer dans l’aven­ture. Chez les prê­tres dio­cé­sains les réac­tions sont plus rapi­des avec des pro­po­si­tions de regrou­pe­ment qui varient de 7 à 11 dio­cè­ses. En atten­dant les nomi­na­tions des évêques se font encore sur le schéma des 16 sièges épiscopaux et aucun signe ne laisse voir le moin­dre chan­ge­ment dans un proche avenir.

La confé­rence épiscopale qui se renou­velle depuis deux ans aura pour tâche, entre autre, de rele­ver ces défis de struc­ture et d’orga­ni­sa­tion qui ris­quent sinon de « plom­ber » le dyna­misme mis­sion­naire des dio­cè­ses. L’Esprit est à l’œuvre au japon, alors lais­sons-le tra­vailler !

P.S.

Préfecture apostolique : une préfecture est un territoire défini, sous-partie d’un vicariat, première étape « à l’essai » dans l’organisation de l’Eglise Locale, avant d’être érigé éventuellement en diocèse. Le préfet apostolique nommé a le rang d’évêque mais n’a pas été ordonné évêque et ne peut donc pas, par exemple, ordonné quelqu’un comme prêtre pour la préfecture qui lui est confiée.

Vicariat apostolique : les premiers Mep envoyés le furent comme « vicaire apostolique », c’est à dire comme évêque titulaire ordonné en charge d’un vaste territoire avant l’organisation d’une Eglise Locale en diocèses.

Diocèse : l’Eglise Locale d’un pays est organisée en diocèses. Un diocèse est une portion du Peuple de Dieu, correspondant à un territoire, confiée à un évêque qui en est alors « titulaire » et y assure la charge apostolique héritée des Apôtres.

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